Série : Crée de nouvelles habitudes
Retrouve ici tous les articles de la série, dans l’ordre.
- Quand tu ressens le besoin de changer certaines habitudes
- Pourquoi la volonté s’épuise quand une habitude n’est pas encore installée
- Comment une nouvelle habitude finit par devenir naturelle avec le temps
- Ce qui peut te soutenir quand tu n’arrives pas à avancer seule
- Quand les routines commencent à alléger tes journées
Créer de nouvelles habitudes commence souvent par un moment de lucidité tranquille.
Il arrive un jour où quelque chose ne force plus, mais appelle.
Un besoin de changement se fait sentir, non pas parce qu’il faudrait être différente, mais parce que certaines façons de faire ne soutiennent plus vraiment la vie telle qu’elle est aujourd’hui.
Cela peut toucher des gestes très simples.
Manger plus consciemment. Boire davantage d’eau. Bouger un peu plus. Sortir marcher chaque jour avec le chien.
Parfois, cela concerne le travail, l’organisation du temps, la créativité ou la spiritualité.
Parfois, c’est plus subtil encore. Une manière d’habiter ses journées, de prendre soin de son énergie, de créer plus d’espace.
Il existe de nombreux domaines dans lesquels de nouvelles habitudes peuvent alléger le quotidien, le rendre plus fluide, plus stable, plus doux à vivre.
Et pourtant, créer une nouvelle habitude n’est pas toujours aussi simple qu’on pourrait le croire.
Certaines habitudes peu soutenantes semblent s’installer sans effort. Elles apparaissent presque par automatisme. À l’inverse, les habitudes qui nous font réellement du bien demandent souvent de l’attention, de la présence, parfois même une forme de patience.
Non pas parce qu’elles sont difficiles, mais parce qu’elles viennent bousculer l’existant.
Pour accompagner ce processus, il peut être utile de le voir non comme un défi à relever, mais comme un **chemin en trois étapes**, à parcourir à ton rythme, jusqu’à ce que le nouveau geste devienne naturel, intégré, presque invisible.
Comme se brosser les dents, sans avoir besoin d’y penser.
Choisir consciemment ce que tu souhaites installer
La première étape consiste à définir clairement l’habitude que tu souhaites faire entrer dans ta vie.
Il ne s’agit pas de viser un idéal, ni de transformer toute ta routine d’un coup. Il s’agit plutôt d’écouter ce qui, aujourd’hui, pourrait te soutenir concrètement.
Plus ton intention est précise, plus elle devient vivante.
Dire « je veux bouger davantage » reste flou.
Dire « je marche trente minutes chaque jour » crée déjà un cadre, une image, un engagement tangible.
Cette clarté n’est pas une contrainte. Elle est un point d’ancrage.
Elle permet à ton esprit et à ton corps de savoir où aller, sans hésitation permanente.
Décider de ce que tu veux faire, mais aussi quand, comment et dans quel contexte, représente une part essentielle du chemin.
C’est une forme de pacte doux avec toi-même, posé sans pression, mais avec intention.
Soutenir ton intention après l’élan du départ
Les premiers jours sont souvent portés par une énergie naturelle.
La motivation est là, l’élan aussi. Mettre en place la nouvelle habitude semble presque évident.
Puis, progressivement, l’ancien quotidien reprend sa place.
Il pleut.
La journée s’étire plus que prévu.
La fatigue s’invite.
Ou simplement, l’habitude n’est plus au centre de l’attention.
C’est une phase normale. Elle ne dit rien d’un manque de volonté ou de discipline. Elle fait simplement partie du processus.
C’est à ce moment-là qu’un rappel peut devenir un véritable soutien.
Une alerte sur le téléphone. Une note dans une liste quotidienne. Un mot posé sur un carnet ou un post-it.
Non pas comme une injonction, mais comme un rappel bienveillant de ton intention initiale.
Ces repères temporaires servent de pont entre l’élan du départ et l’ancrage durable. Ils te permettent de garder le fil, sans te juger lorsque l’attention vacille.
Installer une routine pour permettre à l’habitude de s’ancrer
Une habitude ne se crée pas instantanément. Elle a besoin de répétition, de régularité, et surtout d’un contexte stable.
Avant même qu’un geste devienne automatique, une routine peut t’aider à l’intégrer sans avoir à mobiliser chaque jour une grande quantité d’énergie mentale.
La routine crée un terrain favorable.
Elle réduit les choix à faire.
Elle limite la négociation intérieure.
Par exemple, faire de la marche un prolongement naturel du repas du soir.
Ou remplacer un snack pris machinalement à heure fixe par une collation préparée à l’avance.
Ce ne sont pas de grands changements spectaculaires.
Ce sont des ajustements simples, réalistes, qui s’insèrent dans ce qui existe déjà.
Peu à peu, le nouveau geste cesse de demander un effort conscient. Il trouve sa place. Il devient familier.
Et un jour, sans que tu t’en rendes vraiment compte, il est là. Installé.
Décider. Répéter. Laisser s’ancrer.
C’est souvent dans cette discrétion que les transformations les plus durables prennent forme.
Invitation au journaling
Pour accompagner ce cheminement, tu peux prendre un moment pour écrire autour de ces questions :
- Qu’est-ce qui, dans mon quotidien actuel, me demande trop d’énergie ou ne me soutient plus vraiment
- Quelle petite habitude pourrait m’aider à me sentir plus alignée, plus stable ou plus douce envers moi-même
- Si cette habitude était déjà installée, qu’est-ce que cela changerait dans mes journées
Écris sans chercher à bien faire. Laisse simplement émerger ce qui vient.








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