Quand le journaling aide à revenir à l’instant présent

1 Fév 2026 | Journaling

Les bénéfices du journaling

Cet article fait partie d’une série consacrée au journaling. Chaque texte explore un aspect différent de cette pratique, à lire dans l’ordre ou selon ce que tu traverses en ce moment.

Tu peux commencer par le premier article ou te laisser guider par celui qui résonne le plus avec ton état intérieur du moment.

Il y a des périodes où l’on vit sans vraiment être là.

Les journées s’enchaînent, pleines, denses, parfois trop. Les pensées vont vite, les sollicitations s’accumulent, et l’attention se disperse. On fait ce qu’il y a à faire, on avance, on gère. Et sans s’en rendre compte, on se coupe peu à peu de l’instant.

Ce n’est pas un choix conscient.

C’est souvent une adaptation.

Vivre en pilotage automatique devient alors une manière de tenir, de ne pas se laisser submerger. Mais à long terme, quelque chose se perd. Une sensation de présence. Un lien avec ce qui est en train de se vivre, ici et maintenant.

Le journaling peut devenir un point de retour.

Non pas comme une technique de pleine conscience à appliquer, mais comme un espace pour ralentir suffisamment afin de ressentir à nouveau ce qui est là.

Quand l’absence de présence s’installe sans bruit

Il arrive de parcourir un trajet mille fois connu, puis de se rendre compte que l’on ne se souvient de rien. Ni du paysage, ni des virages, ni du temps écoulé.

Ce genre de moment est banal. Et pourtant, il dit quelque chose.

Il révèle à quel point l’esprit peut être ailleurs, même quand le corps agit. À quel point l’attention peut se retirer, sans que l’on s’en aperçoive.

Vivre ainsi n’est pas un problème ponctuel. Cela le devient quand cet état devient la norme. Quand les journées passent sans être vraiment habitées. Quand la gratitude se fait rare, non parce qu’il n’y a rien de beau, mais parce que l’attention n’y séjourne plus.

Ce qui s’installe quand l’attention se disperse

Lorsque la présence se fragilise, certains états intérieurs peuvent émerger.

  • Une sensibilité accrue aux remarques, comme si tout atteignait plus profondément.
  • Un regard plus dur sur le monde, teinté de lassitude ou de désenchantement.
  • Une tendance à s’oublier, à faire passer les besoins des autres avant les siens, jusqu’à l’épuisement.

Ces glissements ne sont pas des défauts de caractère. Ils sont souvent le signe d’une déconnexion progressive de soi, d’un manque d’espaces pour se retrouver.

Le journaling ne corrige pas ces états.

Il permet plutôt de les reconnaître.

Et parfois, reconnaître suffit déjà à desserrer l’étau.

Écrire pour ramener l’attention à ce qui compte

L’attention est une ressource précieuse.

Ce à quoi elle se porte prend de l’ampleur. Ce qu’elle néglige s’efface. Sans intention claire, elle est happée par le bruit, l’urgence, les inquiétudes.

Écrire dans un journal permet de reprendre contact avec cette attention. De la poser quelque part, volontairement, même pour quelques instants.

Ce geste simple crée un déplacement.

L’esprit cesse de vagabonder.

Le regard intérieur se stabilise.

Le journaling devient alors une manière douce de ramener la présence dans le quotidien, sans chercher à l’installer en permanence.

La pleine conscience sans effort particulier

La pleine conscience n’a pas besoin d’être formalisée.

Elle ne demande pas toujours de méditer longtemps, ni de suivre un protocole précis. Elle peut émerger dans des gestes simples, quand l’attention se pose pleinement sur ce qui est vécu.

Écrire est l’un de ces gestes.

Quand on prend le temps de noter ce qui a marqué une journée, même discrètement, quelque chose s’ajuste. On regarde autrement. On remarque ce qui, jusque-là, passait inaperçu.

  • Un moment agréable.
  • Un échange simple.
  • Une sensation corporelle.

Ce ne sont pas de grandes choses. Mais elles existent.

S’entraîner à voir ce qui soutient

Il est souvent plus facile de remarquer ce qui ne va pas.

Les contrariétés s’imposent. Les manques prennent de la place. Les difficultés s’accrochent à l’esprit. Non par pessimisme, mais parce que le cerveau est naturellement attentif à ce qui menace ou dérange.

Le journaling peut offrir un contrepoint.

Non pas pour nier ce qui est difficile, mais pour élargir le champ de perception. Pour laisser aussi une place à ce qui soutient, à ce qui fonctionne, à ce qui fait du bien, même brièvement.

Écrire à partir de là est souvent plus simple qu’on ne l’imagine. Il n’est pas nécessaire de chercher des moments extraordinaires. Les détails suffisent.

Commencer simplement, sans se forcer

Lorsque l’idée d’écrire sur des choses positives semble difficile, il n’est pas nécessaire d’aller chercher loin.

Il peut suffire de rester très proche du concret.

S’installer dans un endroit familier.

Prendre un carnet, un stylo, ou simplement ouvrir une page.

Puis laisser venir ce qui est, sans hiérarchie.

  • Un moment agréable, même bref.
  • Un détail qui a fait du bien.
  • Une sensation apaisante, passée presque inaperçue sur le moment.

Cela peut être très simple.

  • Un café apprécié.
  • Un échange doux.
  • Un instant de calme inattendu.

Si une seule chose vient, c’est suffisant.

Et parfois, une fois cette première attention posée, une autre émerge. Puis encore une autre. Sans effort particulier. Sans obligation d’en trouver davantage.

Il ne s’agit pas de dresser une liste exhaustive, ni de forcer un regard positif. Simplement de laisser l’attention s’attarder là où quelque chose a soutenu la journée.

Quand la pratique devient plus fluide

Avec le temps, cette manière d’écrire devient plus naturelle.

L’attention s’affine. Le regard s’adoucit. On commence à repérer plus facilement ce qui nourrit, sans avoir à le chercher longtemps.

Le journaling devient alors un soutien discret à la pleine conscience.

Non pas une discipline à maintenir, mais une habitude vivante, adaptable, évolutive.

Il est toujours possible de changer de forme. D’écrire différemment. D’explorer d’autres angles. Rien n’est figé.

Le journaling comme point d’ancrage

Pratiquer la pleine conscience à travers le journaling, ce n’est pas rester constamment dans l’instant présent.

C’est plutôt savoir y revenir.

Savoir créer, jour après jour, des espaces où l’on se rend disponible à ce qui est là. Sans jugement. Sans attente particulière.

Dans un monde qui sollicite sans cesse l’attention, ces espaces deviennent précieux. Ils rappellent que la présence n’est pas un idéal lointain, mais une possibilité accessible, ici, maintenant.

Et parfois, quelques lignes suffisent à renouer avec cela.

Explorer sa créativité ne demande pas toujours d’aller loin. Parfois, il suffit de revenir pleinement à ce qui est là, dans le quotidien, et de lui accorder une attention plus consciente.

Christelle

Salut ! Moi c'est Christelle

Exploratrice de l’âme et amoureuse des mots, j’ai créé Onaïa pour partager des pratiques qui m’accompagnent au quotidien : écrire, méditer, ralentir, accueillir la vie avec plus de conscience et de gratitude.

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